La concentration des actionnaires de la Bourse belge (Bel 20) – Le rapport 2017 du Crédit suisse sur les fortunes – Les millionnaires aux USA en nombre croissant -Le projet de loi Finances de Mr Macron va augmenter la pauvreté – Inégalités croissantes à combattre – la concentration des richesses et leur croissance en France – Et évasion fiscale – En France : 5 chiffres sur les inégalités – Des documents d’ATD Quart Monde – un rapport au niveau européen (mars 2017) – Pour Oxfam, 8 personnes sont aussi riches que 50% des habitants de la planète – Le chômage au niveau mondial en hausse en 2017 à 201 millions de personnes – Les 500 personnes les plus riches ont gagné 237 milliards $ en 2017 – La pauvreté extrême recule, les inégalités toujours en augmentation – le ralentissement de la richesse mondiale (Allianz) – Les inégalités croissantes – Plus pauvres que leurs parents ( Mc Kinsey – juillet 2016) – le rapport Cap Gemini pour 2014 – Cap sur la justice fiscale (Oxfam) – le nombre de millionnaires a augmenté de 6% en 2015 – le rapport d’Oxfam – le livre d’Atkinson et le rapport sur le chômage de l’OIT

Une approche de la concentration des fortunes en Belgique, par la concentration des actionnaires du Bel 20 :

http://www.mirador-multinationales.be/analyses/textes-de-reference/article/qui-sont-les-actionnaires-du-bel-20

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Le rapport 2017 du Crédit suisse sur la richesse dans le monde :

http://publications.credit-suisse.com/tasks/render/file/index.cfm?fileid=17BFB696-BFFE-E191-EC9161EEBAB7DBB8

Un commentaire d’ICIJ sur ce rapport :

Wealth inequality ‘crisis’ as richest 1 percent account for half the world’s wealth

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Le nombre croissant de millionnaires aux USA :

https://www.cnbc.com/2017/03/24/a-record-number-of-americans-are-now-millionaires-new-study-shows.html


Le projet de loi Finances du gouvernement de Mr Macron va augmenter la pauvreté … (Alternatives Economiques)

ENTRETIEN

Alexis Goursolas : « Le projet de loi de finances va alimenter la pauvreté »

Alexis GoursolasResponsable du service stratégie et analyse des politiques publiques à la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS)

Le 16 octobre, Emmanuel Macron a annoncé une concertation autour de sa stratégie de lutte contre la pauvreté. Tout en saluant la volonté du gouvernement de mettre en œuvre une approche préventive, par l’investissement social, en faveur des enfants et des familles, Alexis Goursolas, de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), dénonce les réductions budgétaires à venir qui vont aggraver les inégalités.

Le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS), très dynamique, peut-il être un outil efficace de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, par sa capacité d’innovation et d’ancrage local ?

Le dynamisme de l’ESS a été essentiel pour faire reculer la pauvreté et l’exclusion et il l’est toujours. Mais on ne peut pas tout faire reposer sur ces seuls acteurs, comme c’est essentiellement le cas actuellement. On ne peut considérer que l’on va s’en sortir uniquement en s’appuyant sur leur dynamisme, même si beaucoup de réponses innovantes ont été apportées par les associations. Car cette lutte doit être l’affaire de tout le monde, et donc avant tout du gouvernement, ce qui appelle une politique publique forte, structurée et ambitieuse.

« Il ne faut pas s’en remettre uniquement au travail des associations, surtout lorsqu’on les fragilise par des mesures d’économie budgétaire »

 

On parle beaucoup d’un nécessaire changement d’échelle pour l’ESS. Il est capital, mais face aux enjeux sociaux – presque 9 millions de personnes pauvres, ne l’oublions pas –, il faut des réponses massives. Ce qui signifie faire un vrai choix sociétal, qui prenne le relais de l’ESS, et ne pas s’en remettre uniquement au travail des associations, surtout lorsqu’on les fragilise par des mesures d’économie budgétaire.

On parle aussi beaucoup d’innovations territoriales…

Elles apportent en effet des richesses, elles font bouger les lignes et inspirent les politiques de demain, mais on ne peut pas non plus en rester à une approche seulement territoriale et expérimentale. Par exemple, on ne peut pas considérer que le soutien – nécessaire – aux Territoires zéro chômeur de longue durée suffise à remplacer les près de 250 000 contrats aidés qui auront été supprimés entre 2016 et 2018.

« On ne peut pas non plus en rester à une approche seulement territoriale et expérimentale »

De même, en ce qui concerne la lutte contre le chômage de longue durée, le secteur de l’insertion par l’activité économique fait un très bon travail, mais il faut urgemment créer une passerelle entre ce secteur et les entreprises classiques, afin que les personnes trouvent ensuite un poste auprès d’un employeur qui ne soit pas une structure d’insertion.

« Nous avions demandé dès 2014 un accord national interprofessionnel comme contrepartie au pacte de responsabilité »

S’il faut lutter sans relâche contre les préjugés sur « l’inemployabilité » des chômeurs de longue durée, nous devons également structurer une autre approche du recrutement, du développement économique, autour de partenariats entreprises-structures d’insertion. Nous avons demandé dès 2014, avec le collectif Alerte, un accord national interprofessionnel comme contrepartie au pacte de responsabilité, pour engager le monde de l’entreprise dans cette voie. Notre demande est hélas restée sans suite.

Que pensez-vous de la stratégie de lutte contre la pauvreté annoncée le 16 octobre par le président de la République ?

L’entrée enfance et famille avec la volonté d’une approche préventive en termes d’investissement social est intéressante, car elle permet de lutter contre la reproduction des inégalités de génération en génération.

« Nous sommes mobilisés dès maintenant sur ce projet de loi de finance qui, pour nous, va alimenter la pauvreté »

Mais si de l’autre côté on a des annonces budgétaires qui aggravent les inégalités – comme la baisse du volume des contrats aidés, la baisse des APL, qui aura de graves répercussions sur la production de logements sociaux –, on ne réduira pas la pauvreté, en tout cas pas celle vécue aujourd’hui par 14 % de la population. Nous serons donc très exigeants avec le gouvernement lors de la concertation annoncée. Et nous sommes mobilisés dès maintenant sur ce projet de loi de finance qui, pour nous, va alimenter la pauvreté.

Que pensez-vous des critiques parfois adressées au modèle associatif, qui devrait être remplacé par un modèle plus entrepreneurial ?

Aujourd’hui, ce sont les associations qui vont au contact des populations les plus pauvres et qui les accompagnent vers l’autonomie. Elles ont notamment un ancrage territorial et un principe de non-lucrativité plus que jamais nécessaires. Et s’il faut aussi de l’entrepreneuriat social, dont il est beaucoup question aujourd’hui, il ne se substituera pas à leur travail, ni ne pourra remplacer une politique nationale de lutte contre la pauvreté.

PROPOS RECUEILLIS PAR CATHERINE ANDRÉ

Les grosses fortunes françaises, leur croissance et concentration : une progression dix fois plus rapide que le PIB :

http://www.francetvinfo.fr/economie/en-20-ans-le-montant-total-des-dix-plus-grandes-fortunes-francaises-a-ete-multiplie-par-douze_2258625.html

Bernard Arnault et sa famille sont la première fortune française, selon le classement annuel des 500 fortunes de Challenges à paraître mercredi, alors que le PDG du groupe de luxe LVMH avait brièvement abandonné la place l’année dernière à Liliane Bettencourt. # Quels sont les secrets du bonheur au travail ? Les employés veulent sentir que leur travail est important et que leur savoir-faire est reconnu, tout en étant entourés de collègues et de patrons qu’ils apprécient, selon une étude de la société Robert Half.
Par Edouard Pflimlin lecotidienne@lemonde.fr

Bernard Arnault redevient la première fortune de France

Bernard Arnault – ici le 16 juin 2017 –, président de LVMH, est la première fortune de France.
Bernard Arnault – ici le 16 juin 2017 –, président de LVMH, est la première fortune de France. BENOIT TESSIER / REUTERS

Avec un patrimoine estimé à 46,9 milliards d’euros, M. Arnault et sa famille ont vu leur fortune bondir de près de moitié depuis un an, une performance qui leur permet de repasser devant Mme Bettencourt, héritière des cosmétiques L’Oréal, et ses proches (35,8 milliards d’euros),selon le classement annuel des 500 fortunes de Challenges. Sur la troisième marche figure une autre figure du luxe, Axel Dumas, à la tête d’Hermès, et la famille Hermès, avec 30,9 milliards d’euros. « Le nombre de milliardaires est hallucinant », avec 92 personnalités dans le classement, a jugé Eric Tréguier, journaliste au magazine Challenges et coauteur du classement, auprès de l’Agence France-Presse. Alors que le classement 2016 avait été marqué par une performance mitigée des très grandes fortunes, sur fond de morosité de la Bourse, elles ont cette fois bénéficié de l’élan des marchés financiers lors des derniers mois. M. Arnault est le symbole le plus probant de ce rattrapage, puisque son patrimoine a directement bénéficié d’un bond de plus de 50 % de l’action LVMH entre les mois de juin 2016 et 2017.

Signe de l’accélération des grandes fortunes, le ticket d’entrée de ce classement, dans lequel figurent cette année une petite cinquantaine de nouveaux arrivants, a été quasi multiplié par dix depuis son lancement parChallenges en 1996, passant de 14 millions à 130 millions d’euros. Sur la même période, le montant total des 10 plus grandes fortunes françaises a été multiplié par 12, un chiffre que le magazine présente comme un élément du débat sur les inégalités puisque le produit intérieur brut (PIB) du pays n’a pas même doublé entre-temps. Le haut du classement deChallenges confirme par ailleurs l’ordre du palmarès international établi en mai par Forbes, qui mettait M. Arnault et Mme Bettencourt respectivement en 11e et 14e position. « Le classement Forbes ne prend en compte que des individus », alors que celui de Challenges lie les personnalités à leurs familles, a nuancé M. Tréguier. « Une famille de 200 personnes qui agit de concert, c’est une entité », a-t-il précisé, évoquant de récents exemples de gouvernance chez Michelin et Hermès.

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Une étude de G. Zucman, mais ne faudrait-il pas parler de la concentration des richesses … ?  :

http://blogs.alternatives-economiques.fr/anota/2017/05/29/evasion-fiscale-et-inegalites-de-richesse

http://gabriel-zucman.eu/files/AJZ2017.pdf

https://www.alternatives-economiques.fr//levasion-fiscale-fausse-perception-inegalites-de-richesse/00079205

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5 chiffres sur les inégalités en France :

https://www.alternatives-economiques.fr//cinq-chiffres-a-retenir-letat-inegalites-france/00079187

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Une série de documents d’ATD Quart Monde sur la pauvreté :

 

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En Europe avant et après la récession, les caractéristiques de l’emploi et les inégalités de revenus, un rapport d’Eurofound (mars 2017) :

https://www.eurofound.europa.eu/sites/default/files/ef_publication/field_ef_document/ef1663en.pdf

Le rapport identifie le chômage et la baisse des revenus du travail comme les principales raisons qui accroissent les inégalités. Les revenus perçus par les familles et l’impact des politiques sociales sont également examinés dans leur rôle d’atténuation des accroissements d’inégalités.


Le dernier rapport d’Oxfam (disponible en Français sur le site d’Oxfam) sur la concentration des richesses :  8 personnes aussi riches que 50 % des habitants de la planète … !

http://www.cnbcafrica.com/insights/special-reports/world-economic-forum/wef-davos-2017/2017/01/16/just-8-men-own-same-wealth-as-half-the-world/?utm_source=CNBC+Daily+Newsletter&utm_campaign=ea4948c45e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN_Daily&utm_medium=email&utm_term=0_37ea1a8e5e-ea4948c45e-216196325

Lots of great pieces on today’s Oxfam report – a couple here to share

BBC: http://www.bbc.co.uk/news/business-38613488

Times of India: http://tinyurl.com/jk36yoe

Euronews: http://tinyurl.com/glemfcj

Links to some personal stories of inequality fighters to share

Jane – working tirelessly to fight inequality in Kenya: http://tinyurl.com/h77bqjw

Shamima and Massimo – fighting for workers rights: http://tinyurl.com/zbnl3ay

Haoa, Ipaishe and Hamide fighting for people and planet: http://tinyurl.com/hghqjuq

Get some great film and photos at your events and share

Don’t forget to get some great posed photos – with people looking active! – at your event, and also some short films of your activists sending a message about the changes they want to see. Share them on social media using the hashtag #fightinequality and email to mobilise@fightinequality.org

Looking forward to events in Nepal, Kenya, Philippines, Jordan, South Africa and many more this week. And well done to everyone for your work so far! In solidarity – Emma

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Last year you may remember our finding that 62 people had the same combined wealth as that of the poorest half of the planet. This year’s report uses new and better data on the distribution of global wealth, particularly in India and China, which indicates that the poorest half of the global population have less wealth than had been previously thought. We now find that it takes just 8 billionaires (all of whom are men) to have the same wealth as half the world – or 3.6 billion people.

To explain the long-term trend of increasing wealth inequality the report looks at corporate behaviour around wages, supply chains and taxes; and then explores how increasing shareholder power drives this behaviour, and closeness to political power facilitates it. It also considers the role that the concentration of individual wealth plays in driving a vicious circle of ever greater wealth inequality. In asking why governments are not acting to resist the pull of the economic elites on policy-making, the report highlights the « flawed foundations » observed in much of mainstream economic policy making.As wealth concentrates in the hands of the very richest, the rest of society – especially the poorest – suffers. This is increasingly recognised by economists and governments, and felt by many citizens, and yet the challenge is to build a positive alternative, and not one that increases divisions.

Our report outlines the broad strokes of a different economic model – the « human economy » – which builds on many existing ideas including ecological and feminist economics. Our recommendations include policies which push for greater levels of redistribution, but also that would see governments working together to tackle global problems such as the race to the bottom on corporate taxation. It also calls for action to influence corporate behaviour, such as government support for alternative business models that prioritise social impact.

The report forms part of Oxfam’s ongoing Even it Up campaign, and we are encouraging people around the world to join our call for an economy that works for everyone, not just the few at www.evenitup.org. We will also be using Davos to challenge business leaders and others to do their part in reforming our economies.

https://www.theguardian.com/global-development/2017/jan/16/worlds-eight-richest-people-have-same-wealth-as-poorest-50

http://policy-practice.oxfam.org.uk/publications/an-economy-for-the-99-its-time-to-build-a-human-economy-that-benefits-everyone-620170

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Vu la faible croissance, selon le Bureau international du travail, il faut s’attendre en 2017 à une croissance du chômage de 3,4 millions de personnes

http://www.cnbcafrica.com/news/special-report/2017/01/13/worlds-jobless-to-rise-amid-slower-growth-uncertainty/?utm_source=CNBC+Daily+Newsletter&utm_campaign=b9c6f354c6-RSS_EMAIL_CAMPAIGN_Daily&utm_medium=email&utm_term=0_37ea1a8e5e-b9c6f354c6-216196325

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Les plus riches de la planète ont gagné 237 milliards de dollars en 2016 (Bloomberg 28/12/16)

Warren Buffett et Bill Gates sont ceux qui ont gagné le plus …

http://www.lefigaro.fr/societes/2016/12/29/20005-20161229ARTFIG00012-les-plus-riches-de-la-planete-ont-gagne-237-milliards-de-dollars-en-2016.php?een=10fa620954698de41dc0e2e4c4eef5a9&seen=6&m_i=SdQLEv_GNPnPZHomsKyQr8R0ZWeOb%2BT8P3cCdhnEcfZN_NZpWURNTsWQHOIR%2B28RLUA9%2BJAXrMnW2VdFXvHpqFMJ1L3LhN#xtor=EPR-300-[actualites]-20161229

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En dépit de la reprise, l’OCDE constate des inégalités très hautes et qui ont été en croissance ces dernières années :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/11/25/en-depit-de-la-reprise-les-inegalites-battent-toujours-des-records_5037660_3234.html

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Un rapport de la Banque mondiale : la pauvreté extrême diminue, les inégalités augmentent … quant termes choisis, cela est dit … !

https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/25078

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La richesse mondiale ralentit – les meilleures années sont passées … !?

https://www.allianz.com/en/economic_research/publications/specials_fmo/agwr16e.html/

le rapport d’Allianz 2016 :

https://www.allianz.com/v_1474281539000/media/economic_research/publications/specials/en/AGWR2016e.pdf

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Plus pauvres que leurs parents  ! -le rapport Mc Kinsey de juillet 2016 :

http://www.mckinsey.com/global-themes/employment-and-growth/poorer-than-their-parents-a-new-perspective-on-income-inequality

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Le rapport Cap Gemini (2014) – les riches plus riches et les Suisses les plus fortunés au monde … !

http://www.tdg.ch/economie/riches-toujours-riches-suisse/story/18420335

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Cap sur la justice fiscale: http://www.oxfamsol.be/fr/cap-sur-la-justice-fiscale

Les inégalités économiques ont atteint des niveaux insoutenables. Le 1% le plus riche de la population possède plus de la moitié des richesses mondiales alors que plus de 700 millions de personnes vivent toujours sous le seuil de pauvreté. Le système fiscal et injuste et défaillant et illustre comment des règles peuvent être façonnées au bénéfice d’une minorité. Chaque année, les pays en développement perdent 156 milliards d’euros en recettes fiscales à cause des paradis fiscaux. Autant d’argent qui pourrait être investi dans la santé ou l’éducation. Toutefois, cette injustice n’est pas une fatalité. Des choix politiques et économiques courageux peuvent inverser la tendance pour parvenir à une réelle justice fiscale qui permettrait de réduire les inégalités

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Le rapport du Boston Consulting Group sur les millionnaires en 2015

http://www.lefigaro.fr/argent/2016/06/07/05010-20160607ARTFIG00357-la-richesse-des-menages-progresse-toujours-dans-le-monde.php?a3=763-8142392-891589&een=10fa620954698de41dc0e2e4c4eef5a9&seen=6&m_i=jby9kqJaXSdOGQlDSBUq2QQ3paI3gUnC2eBZyyOX7hiwuC7GPomdvUAbaCqmbDJX2NTL%2BZjydmsNRgCPuvASuKEm%2BlwqvM#xtor=EPR-300-[actualites]-20160608

Près de la moitié de la richesse mondiale aux mains des millionnaires. Ils ne représentent que 1 % de la population sur le globe mais se partagent près de la moitié de la richesse privée mondiale, selon le rapport annuel du cabinet financier Boston Consulting Group (BCG). Au total, 18,5 millions de foyers fortunés détiennent 47 % de la richesse accumulée sur le globe en revenus, dépôts bancaires ou titres boursiers, détaille ce rapport publié mardi. A eux seuls, ils pèsent ainsi quelque 78 800 milliards de dollars, soit un peu plus que le produit intérieur brut (PIB) mondial. Les Etats-Unis abritent de loin le plus gros bataillon de foyers millionnaires (8 millions) suivis par la Chine (2 millions) mais c’est au Liechtenstein et en Suisse qu’ils sont, en proportion, les plus présents. La France, elle, en compte 445 000, selon le cabinet de conseil. L’extrême concentration des richesses est particulièrement marquée en Amérique du Nord où les 60 400 milliards de dollars cumulés de fortunes privées sont détenus à 63 % par les millionnaires. Cette proportion – la plus forte sur le globe – devrait même atteindre 69 % en 2020, selon le Boston Consulting Group.

Source : Boston Consulting Group

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Y a-t-il déjà eu des périodes dans l’histoire où si peu de gens contrôlaient autant de richesses ?

https://theconversation.com/was-there-ever-a-time-when-so-few-people-controlled-so-much-wealth-53350?utm_medium=email&utm_campaign=The%20Weekend%20Conversation%20-%204212&utm_content=The%20Weekend%20Conversation%20-%204212+CID_9dc43c579c865e5ec25271afdc0e3621&utm_source=campaign_monitor_uk&utm_term=Was%20there%20ever%20a%20time%20when%20so%20few%20people%20controlled%20so%20much%20wealth

 

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Les histrions de Davos –  par Robert Falony

20 janvier: les sommités, experts et célébrités en tous genres sont réunies comme chaque année  dans la station suisse de Davos, pour cogiter sur l’état de la planète et plus particulièrement de l’économie mondiale. Cela tombe bien: la croissance est anémique, les Bourses dévissent comme des alpinistes malchanceux,  la Chine va mal, dragon tombé de son piédestal, la chute des prix pétroliers désole les producteurs, la déflation généralisée rôde, les injections massives de fric par les banquiers centraux ne dynamisent plus l’économie, non plus que les taux d’intérêt à zéro…

Comme il faut bien proposer une perspective, c’est celle d’une « quatrième révolution industrielle ». Mais tous les miracles de la technologie n’y font  rien : la machine est cassée.

Quel audacieux prêt à se faire siffler par la salle va proclamer que le crise ouverte en 2008 ne fait en réalité que commencer?  Que les princes qui nous gouvernent n’en ont tiré aucune leçon ? Que la multiplication des scandales de toute espèce dévoile une économie mafieuse?

Qu’il faut réhabiliter l’économie dirigée pour ne pas foncer dans le mur? Qu’il faudra bien  déposséder cette étroite minorité de possédants à la barre d’un bateau ivre, ou couler avec eux?

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Pour la directrice générale d’Oxfam International : « après 30 ans de déréglementation financière, de privatisations et d’opacité financière, …il est temps de s’attaquer aux inégalités et pour cela de combattre les paradis fiscaux » (L’Echo 23 janvier 2016)

S’attaquer aux inégalités revient à s’attaquer en priorité aux paradis fiscaux

Winnie Byanyima (directrice Générale D’Oxfam International)

Cette année encore, j’assiste au Forum économique mondial, à Davos, afin d’attirer l’attention sur les inégalités extrêmes et de proposer des mesures pour enrayer ce phénomène.

À nouveau, Oxfam a publié des statistiques choquantes, qui montrent à quel point cette situation s’est aggravée: aujourd’hui, 62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la planète, soit 3,6 milliards de personnes, alors que ce chiffre était de 80 l’année passée. Le patrimoine des 1% les plus riches dépasse à présent celui du reste de la population.

Les conséquences de ces inégalités extrêmes sont immenses. Cela freine la croissance, entrave la réduction de la pauvreté et provoque des troubles sociaux.

Oxfam constate les effets dévastateurs dans les pays où elle est active comme au Myanmar par exemple, où les ouvrières et ouvriers de l’industrie textile travaillent de longues heures épuisantes sans gagner assez pour payer leur loyer ni nourrir leur famille.

Inverser la tendance

Le récent rapport d’Oxfam, intitulé « Une économie au service des 1% », analyse la gestation des inégalités mondiales, après trente ans de déréglementation, de privatisation et d’opacité financière.

Notre système économique a permis aux plus riches d’utiliser leur influence pour accaparer une part toujours plus importante des bénéfices de la croissance économique, au détriment des plus pauvres.

Certes, certains chiffres de notre rapport sont parfois remis en cause. Pourtant, faute d’accès à toutes les données les plus opaques du monde financier, nos données basées sur les études du Crédit suisse offrent l’aperçu le plus complet de la répartition de la richesse globale et sont probablement en dessous de la réalité, compte tenu justement de l’argent caché dans les paradis fiscaux.

Pour inverser la tendance, nous aurons besoin de toute la détermination de nos responsables politiques et d’une coopération active du secteur privé. Ce sera difficile, mais pas impossible.

En septembre, la communauté internationale a adopté des objectifs mondiaux visant à réduire les inégalités et à éliminer l’extrême pauvreté. Cela suppose de s’attaquer aux moteurs des inégalités et de faire front aux intérêts particuliers.

Manque à gagner fiscal

La priorité doit être de s’attaquer aux paradis fiscaux, qui permettent aux multinationales et aux grandes fortunes de se soustraire à l’impôt. Les États n’ont plus que deux possibilités: réduire des dépenses qui seraient nécessaires pour réduire les inégalités et la pauvreté ou imposer plus lourdement d’autres membres moins riches de la société.

Les pays pauvres souffrent particulièrement du manque à gagner fiscal lié aux paradis fiscaux. Les richesses cachées par les grandes fortunes africaines dans les paradis fiscaux représentaient, en 2014, un manque à gagner fiscal d’environ 14 milliards de dollars pour les pays africains.

Cette somme suffirait pour couvrir des soins de santé qui pourraient sauver la vie de 4 millions d’enfants par an et scolariser l’ensemble des enfants du continent.

La Cnuced a par ailleurs estimé que le recours des entreprises aux paradis fiscaux coûte aux pays en développement environ 100 milliards de dollars par an.

En novembre dernier, les pays du G20 ont adopté des mesures pour mettre un frein à l’évasion fiscale des multinationales. Cependant, ces réformes tiennent à peine compte des problèmes posés par les paradis fiscaux et ne suffiront pas à permettre aux gouvernements des pays en développement de percevoir leur juste part d’impôt.

Le recours aux paradis fiscaux est désormais devenu une pratique courante et 109 des 118 partenaires du Forum économique mondial sont présents dans au moins un paradis fiscal. Il est temps d’en finir avec cette pratique.

Lever le secret

Les gouvernements du monde entier doivent s’engager à adopter un deuxième train de réformes fiscales, afin de mettre un terme au nivellement par le bas de l’imposition et de définitivement lever le secret qui entoure les avoirs financiers.

À Davos, j’inviterai aussi les entreprises à faire preuve de responsabilité dans le domaine fiscal, en commençant par s’engager à rapatrier leurs fonds détenus dans des paradis fiscaux.

En 2010, 388 personnes possédaient autant que la moitié de la population mondiale. Un chiffre réduit à 62 aujourd’hui. Lorsque mon équipe d’études me l’a annoncé, j’ai demandé où nous menait cette tendance. L’équipe a continué ses calculs jusqu’en 2020: ce triste privilège n’appartiendra plus qu’à 11 personnes…

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1% > 99%  de la planète ... depuis 2015

et 62 super-riches = 1/2 de la population

Vive Davos … la valeur des portes-feuilles a augmenté … !

http://www.oxfamsol.be/sites/default/files/rapport_une_economie_au_-_paradis_fiscaux_-_180116.pdf

https://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/file_attachments/bp210-economy-one-percent-tax-havens-180116-en_0.pdf

http://www.cnbcafrica.com/news/special-report/2016/01/18/richest-62-people-own-same-as-half-worlds-population-oxfam-(1)/utm_source=CNBC+Daily+Newsletter&utm_campaign=cf891c64cf-RSS_EMAIL_CAMPAIGN_Daily&utm_medium=email&utm_term=0_37ea1a8e5e-cf891c64cf-216196325

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le rapport de l’OIT : un chômage croissant au niveau mondial en 2016 et 2017 :

http://www.rtl.be/info/belgique/politique/le-chomage-mondial-augmentera-en-2016-et-en-2017-prevoit-l-oit-787708.aspx

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la recension du livre d’Atkinson sur les inégalités, traduit en français par C.Chavagneux

http://www.alterecoplus.fr/en-direct-de-la-recherche/lutter-vraiment-contre-les-inegalites-201601181700-00002886.html

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Quelques questions à propos du rapport d’Oxfam : Si l’on doit féliciter les auteurs pour leur bibliographie très sérieuse et bien documentée, ainsi que sur le constat des inégalités bien chiffrées, on peut peut-être émettre aussi quelques remarques :

p.4 – ce que Mr Soros appelle le fondamentalisme de marché ? pourquoi faire appel à ce spéculateur des marchés financiers qu’est Mr Soros (cfr £ contre €) pour définir ce qu’on appelle généralement à gauche le néolibéralisme ? a-t-on peur d’utiliser le mot « libéralisme » ? ? ? que craint-on ? Le rôle de l’Etat dans la redistribution et des protections sociales n’est pas évoqué clairement … pourquoi ?

p.20 – ceux qui ont bloqué les initiatives contre les paradis fiscaux de l’OCDE (rapport 1998) … on ne les nomme pas, on suggère …; en fait, il s’agit ouvertement des USA avec Georges Bush et son secrétaire d’Etat au Trésor P.O’Neil (2001) suivi tout aussi publiquement de paradis fiscaux avec R.Sanders pour les Barbades (Ottawa 13 octobre 2003)

p.21 – industries extractives – aucune allusion à d’autres minerais très convoités comme les diamants (Angola, RDC …) par toute une industrie (Anvers, Suisse, DubaÏ, Inde…), ni à l’or (Colombie)

p.25 – le lobbying mériterait à lui seul tout un chapitre, aucune allusion au lobbying de Bruxelles qui peu souffrir la comparaison avec celui de Washington ! (voir Coerporate Europe Observatory)

p.28 – le détour par Bruxelles serait utile … en bien ou en mal en matière de concurrence ou monopole ou aide d’Etat, surtout en ce qui concerne ABInbev ; pourquoi ne pas ou plus parler de SAB Miller comme un  grand fraudeur …?

p. 35 aucune résolution pour demander une « taxation unitaire » pourtant logique si on demande à connaître par la CBCR le lieu des activités réelles. La TU reste le but logique et juste d’une autre taxation …

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