Taxer les GAFA : une priorité au G-20 – Le « pognon de dingue » des GAFA – Juncker s’attaque au gouvernement luxembourgeois à propos de la taxation des GAFA – D’Apple à Starbucks, 7 géants accusés de soustraire des milliards d’impôts … sans oublier UBS et Deutsche Bank

Au G20 Finances, la taxation du numérique est une priorité

08 juin 2019 – L’Echo

(OECD (2019), Programme of Work to Develop a Consensus Solution to the Tax Challenges Arising from the Digitalisation of the Economy, OECD/G20 Inclusive Framework on BEPS, OECD, Paris,

www.oecd.org/tax/beps/programme-of-work-to-develop-aconsensus-solution-to-the-tax-challenges-arising-from-the-digitalisation-of-the-economy.htm)

Les ministres des Finances du G20 ont approuvé l’idée d’un accord global sur la taxation des entreprises du numérique. Ils tablent sur un accord définitif en 2020.

Les principaux ministres des Finances des pays du G20, réunis ce week-end au Japon, ont convenu de l’urgence de réformer la taxation des géants du numérique (Gafa), comme Google et Facebook.

L’idée: taxer Amazon, Google, Apple et autres multinationales du numérique non plus en fonction de la présence physique (là où se situent leurs bureaux), mais de là où elles enregistrent leurs revenus.

« Nous devons nous dépêcher »

« Nous devons nous dépêcher! », a lancé le ministre français Bruno Le Maire, avant le coup d’envoi officiel des sessions de travail entre grands argentiers à Fukuoka.

 « La réalité, c’est la digitalisation de l’économie et des grandes entreprises du numérique qui font des profits considérables grâce à la valorisation des données », tout en payant leurs impôts dans des pays aux taux plus favorables, a-t-il souligné. Cette volonté de bâtir ensemble « un système fiscal international qui soit plus efficace et plus juste », ses homologues l’ont aussi formulée.

Le système actuel est « perçu par les citoyens comme une grave injustice », a estimé le ministre britannique des Finances, Philip Hammond.

Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, a salué « des progrès significatifs », avec l’adoption la semaine dernière par 129 pays d’une feuille de route ouvrant la voie à la conclusion d’un accord « d’ici à 2020 ».

Fortes divergences

Il existe toutefois de fortes divergences sur les moyens d’application d’une telle taxe« Sur le fait de se dépêcher, je ne suis on ne peut plus d’accord », mais « ce sont des questions compliquées », a réagi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, soucieux de ne pas « discriminer » le secteur technologique.

Il a ainsi manifesté son désaccord vis-à-vis de la décision de la France et de la Grande-Bretagne d’imposer unilatéralement les Gafa sur leur chiffre d’affaires.

Parmi les trois pistes soumises à l’OCDE, celle de Washington se veut beaucoup plus large et ambitieuse et ne se limite pas à l’économie numérique. Elle s’étendrait à tous les groupes qui « ont de la distribution » dans des autres pays, comme les entreprises du luxe françaises aux Etats-Unis, ou les firmes américaines en Europe.

Bruno Le Maire s’est lui dit « ouvert » à l’idée américaine, répétant que la France retirerait ses propres mesures de taxation dès qu’une solution internationale serait trouvée. Il a aussi insisté sur l’importance de mettre en place un taux de taxation minimum sur les multinationales,« pour éviter qu’elles puissent délocaliser leurs profits vers des paradis fiscaux ou des pays où l’imposition sur les sociétés est plus faible ».

Mathilde Ridole, Journaliste                      Source: AFP

https://www.lecho.be/economie-politique/international/economie/au-g20-finances-la-taxation-du-numerique-est-une-priorite/10134907.html

——————————————————————————-

Le « pognon de dingues » des GAFA. A quand les taxer ? Une pétition des citoyens français … et en Belgique ?

http://taxesgafa.ouimob.org/

——————————————————————————–

Juncker qualifie la position luxembourgeoise d’erreur historique :

https://www.wort.lu/fr/economie/imposition-des-geants-de-l-internet-juncker-attaque-le-luxembourg-sur-sa-politique-fiscale-5a0d52abc1097cee25b7757d

—————————————————————————————–

Sous le microscope des administrations européennes sept géants :

7 Corporate Giants Accused of Evading Billions in Taxes

…  sans oublier les bonus des banques d’investissement UBS et Deutsche Bank poursuivis par l’administration fiscale britannique :

http://www.bbc.com/news/business-35761706

If you have time – you might like to try to unravel the UBS & Deutsche bankers’ £40M bonuses tax case “complexity” – if you find the machinations too “complex”, ask a ten year old what was really going on:

https://www.supremecourt.uk/cases/docs/uksc-2014-0151-judgment.pdf

The court focused on whether the huge bonuses paid in “shares or securities” were in fact “cash” to be taxed as normal.

I have not read any comments from the court or tax-collectors about the several sham brass-plate tax-haven companies inserted into the centre of these imaginative and creative self-invoicing documents. The transactions to and from these companies (“vehicles”) are entirely sham – and so illegal in the UK. Criminal fraud will have occurred on signing tax-returns, appointment of “arms-length” faux-owners and faux-directors, company minutes and audited balance-sheets.

For such “complex” schemes to work – we all have to pretend and have to applaud the Emperor’s New Clothes. It’s a damned silly and time-wasting way to run the world’s economy. It is time we all grew up.

___________________________________________________

Please note that self-invoicing from brass-plate offshore companies, especially with few or no staff to justify the reality of such invoices, was and is illegal in tax-law across the OECD. Creating such invoices is criminal fraud (in the US it includes the serious crime of “wire fraud” ). The crime occurs when officers sign misleading Balance Sheets and Tax Returns, or claim that faux directors are real directors, or that the self-invoicing transactions are “at arms length”; or on “commercial terms”. The corporate treasurers and bankers commit criminal offences when they approve payment of the self-invoices and transfer the funds. Where several officers and advisors are involved, it is “criminal conspiracy” which carries a long prison sentence – such as the jail term of Al Capone.

Tax collectors are usually satisfied to collect the taxes and rarely bring criminal charges – except in persistent cases such as ENRON – advised by Arthur Andersen. Clients can sue their professional advisors over failed schemes “which are of course all perfectly legal” (they are not legal in the OECD) and the advisors seek to recover their costs from their professional indemnity insurance PII. Even the best advised schemes fail when the detail is closely examined by honest Courts and judges who do not themselves use tax-havens

… et les rulings belges pour 35 grosses sociétés

http://www.cafebabel.fr/bruxelles/article/bruxelles-haro-sur-les-cadeaux-fiscaux.html?utm_source=phplist77&utm_medium=email&utm_content=HTML&utm_campaign=Anticipation+Politique+-+Revue+de+presse+LEAP%2FEurope+2020

Comments

comments