Le nouvel Index d’opacité financière 2018 est arrivé – L’index d’opacité financière 2015 FSI a été publié ce 2 novembre

Ce 30 janvier 2018 le nouvel FSI est arrivé :

https://www.financialsecrecyindex.com/introduction/introducing-the-fsi

US, Switzerland singled out for financial secrecy by new index

La fiche concernant la Belgique :

https://www.financialsecrecyindex.com/PDF/Belgium.pdf

La Suisse et les Etats-Unis en tête des paradis fiscaux selon le Tax Justice Network

Les îles Caïmans arrivent troisièmes dans le classement biennal de l’association
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Une liste noire des paradis fiscaux, avec des critères objectifs et pas de tractations secrètes de dernière minute ? Loin de celle controversée dressée par l’Union européenne, où il ne reste plus que neuf pays, l’association Tax Justice Network (TJN) réalise la sienne tous les deux ans, passant à la loupe cent douze juridictions. Publiée mardi 30  janvier, elle classe une nouvelle fois en tête la Suisse, suivie des Etats-Unis et des îles Caïmans.  » Contrairement à d’autres, la liste n’est pas fondée sur des décisions politiques « , tacle TJN. L’Europe n’est donc pas exemptée : le Luxembourg est à la 6e place, juste devant l’Allemagne, tandis que Guernesey est à la 10e place. Trois juridictions asiatiques se retrouvent aussi dans le Top 10, avec Hongkong, Singapour et Taïwan.

L’une des principales leçons de ce classement est la montée en puissance des Etats-Unis. Classés 6e en  2013, puis 3e en  2015, les voilà désormais à la 2e place.  » Et si cela continue, il est bien possible qu’ils se retrouvent en tête lors du prochain classement « , estime John Christensen, le président de TJN. En cause : le choix des Etats-Unis de lutter fermement contre les paradis fiscaux à l’étranger, tout en se montrant très laxiste chez eux.

L’étude de TJN dépasse les simples paradis fiscaux pour se concentrer sur le concept plus large de  » l’opacité financière  » des pays. Le calcul combine deux indices : la transparence d’une juridiction (échange automatique de données ou pas, existence d’un registre des bénéficiaires des entreprises ou pas, etc.) et la taille de son secteur financier. En mélangeant les deux, TJN mesure l’impact mondial du pays sur la finance douteuse (criminalité financière, évasion fiscale, blanchiment…).

En ne prenant que la première mesure, les paradis fiscaux les plus fermés sont Vanuatu, Antigua-et-Barbuda et les Bahamas. Mais, en intégrant leur importance dans la finance mondiale, la Suisse (4,5  % des flux financiers internationaux) et les Etats-Unis (22,3  %) passent en tête.

 » C’est le Far West « Pour la Suisse, TJN reconnaît que des efforts ont été faits, mais estime qu’ils sont partiels et lents. Côté positif, le pays a accepté de se joindre à l’accord d’échange automatique de données mis en place par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Cette mesure, clé de voûte de la lutte contre l’évasion fiscale, est appliquée par la Confédération Helvétique depuis le début de l’année. Cela signifie que si un Français possède un compte en Suisse (déclaré ou pas), les autorités françaises devront être mises au courant automatiquement, sans avoir à le demander.

Problème, d’après TJN, la Suisse a choisi une approche à deux vitesses : une coopération exemplaire avec les pays occidentaux, mais une vraie hésitation à échanger des données automatiquement avec les pays émergents. C’est ce que l’association surnomme l’approche  » zèbre «  :  » De l’argent propre, blanc, pour les pays riches et puissants ; de l’argent sale, noir, pour les pays vulnérables et en voie de développement. « 

Si la Suisse est l’histoire d’un progrès insuffisant, les Etats-Unis représentent une situation qui s’aggrave. Selon TJN, la stratégie américaine se résume ainsi :  » Se défendre contre les paradis fiscaux étrangers, tout en étant un paradis fiscal pour les étrangers. « 

Au cœur de cette approche unilatérale se trouve le refus des Américains de se joindre à l’échange automatique de données de l’OCDE. Washington estime qu’elle n’en a pas besoin, puisqu’elle a sa propre législation, en vigueur depuis 2014, fondée sur le même principe, le Fatca (Foreign Account Tax Compliance Act). Le bémol : cette loi est profondément déséquilibrée, forçant les pays étrangers à envoyer toutes les informations qu’ils ont sur les ressortissants américains, mais se montrant très avare pour informer sur les ressortissants étrangers qui ont des comptes aux Etats-Unis. Résultat, les institutions financières américaines en profitent pour chasser les clients, particulièrement dans les pays émergents.  » Elles ont mis en place un marketing très agressif à l’international, insistant sur le fait que le Fatca n’est pas réciproque « , explique M. Christensen.

Visiblement, ça marche : la part de marché des Etats-Unis dans les flux financiers internationaux est passée de 19,6  % en  2016 à 22,3  % aujourd’hui. A cela s’ajoute l’attitude des Etats du Delaware, du Wyoming et du Nevada, qui permettent d’enregistrer des entreprises prête-noms et des trusts complètement anonymes très facilement.  » Là-bas, c’est le Far West « , estime M. Christensen.

Le classement est enfin peu tendre envers l’Allemagne, qui traîne les pieds à Bruxelles pour éviter la mise en place d’un registre des bénéficiaires des véhicules financiers, et qui hésite à signer des accords d’échange automatique de données avec les pays émergents. Quant au Royaume-Uni, son bon score (23e place, juste devant la France à la 25e place), s’explique parce qu’il est pris de façon isolée, loin de ses dépendances et de ses territoires d’outre-mer semi-autonomes :  » la duplicité est flagrante « , conclut M. Christensen.

Éric Albert

© Le Monde – 1 février 2018
Check out the full ranking at
This year, two data visualization tools have been built, that is worth checking out
1) A « overview tool » or FSI ranking visualization at:
https://fsi.taxjustice.no/This can be embedded to any blog/ webpage etc using an « iframe » with the code:
<iframe src= » https://fsi.taxjustice.no  » width= »100% » height= »650″ frameborder= »0″></iframe>
2) a full data / detailed FSI map tool, at:

https://www.financialsecrecyindex.com/detailedmap/

So please share widely and use the rich data as much as you can!

All the best,
Peter

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La Suisse reste en tête – Les USA sont préoccupants : ils n’entrent pas dans la démarche conjointe multilatérale de l’échange automatique d’informations – La City de Londres règne sur des territoires qui n’auront pas de registres publics de bénéficiaires effectifs; si on additionnait la GB avec ses paradis fiscaux, elle prendrait la tête du classement devant la Suisse  – La Belgique cultive son particularisme fiscal et son secret bancaire; au niveau international elle pratique le « suivisme » … un service minimum !

–   Transparence fiscale La Libre 4 11 2015

 –    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_transparence-financiere-le-service-minimum-de-la-belgique?id=9126594&hkey=6aab15662eb5fb79397a3deab7cdc52c&utm_medium=email&utm_source=newsletter&utm_campaign=info

Pour Eurodad et 19 autres organisations, en Europe les entreprises bénéficient de beaucoup de possibilités pour éviter l’impôt

https://uk.news.yahoo.com/eu-failing-tackle-tax-dodging-232339742.html#fe2Ww1D

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Une revue de presse internationale réalisée par TJN (UK) :

http://www.taxjustice.net/2015/11/06/the-2015-financial-secrecy-index-in-the-global-media/

http://www.theguardian.com/politics/2015/nov/02/united-states-overtakes-caymans-singapore-tax-haven-financial-secrecy-index

Communiqué du RJF – RESEAU POUR LA JUSTICE FISCALE :

Pour Tax Justice Network et son index d’opacité FSI 2015 :

La Belgique n’est plus un mauvais élève en matière d’opacité, mais elle reste un paradis fiscal… !

Aujourd’hui TJN lance l’édition 2015 de son Index d’opacité financière (Financial Secrecy Index). Cet index unique au monde repose sur la combinaison d’un indice d’opacité (ou du secret) avec le poids financier des pays considérés. Il crée ainsi un classement des territoires qui favorisent de manière active et agressive l’opacité au sein de la finance mondialisée.

Vous trouverez en fichiers joints 6 documents illustrant la situation :

– Communiqué de presse de Tax Justice Network – Synthèse de l’évolution de l’opacité financière et des paradis fiscaux au niveau international (en Français); FSI 2015tr

– Description de l’évolution fiscale de la Belgique depuis 2013 (en Français) ;                FSI Belgique narrative 2015

– STD 2015 Belgium id. (en anglais) ; STD 2015_Belgium_final

– FSI 2015 Presse Communiqué de presse (en anglais) ; FSI2015-Presser-FINAL

– Classement d’opacité des territoires (en anglais) ; FSI2015-RANKING

– Note technique du classement de la Belgique ; FSI 2015 – Belgium – Database

voir aussi le communiqué de Tax Justice Network :

http://www.taxjustice.net/2015/11/02/tjn-unveils-its-new-financial-secrecy-index/?utm_medium=facebook&utm_source=twitterfeed

Le lancement de ce classement FSI 2015 coïncide avec la semaine de la solidarité fiscale, lancée le 1 novembre par Tax Justice Network et Global Alliance for Tax Justice. Durant cette semaine, les organisations en Europe s’engageront dans des initiatives pour accentuer la nécessité de la transparence, de la justice fiscale et du soutien aux lanceurs d’alerte.

http://www.globaltaxjustice.org/global-week-of-action-for-taxjustice-november-2-6-2015/

A Bruxelles, une action aura lieu le 4 novembre à l’occasion du 1° anniversaire de « Luxleaks ».

Pour plus d’informations, veuillez consulter :

www.financialsecrecyindex.com ou www.taxjustice.net

Contacts :

François GOBBE (francois.gobbe@belgacom.net) Tél : 02/762 39 20 – 0478/67 80 46

Le Réseau pour la Justice Fiscale réunit les syndicats et une trentaine d’O.N.G., de mouvements et d’associations de Wallonie et de Bruxelles

 

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