La crise et le déclin du rêve américain

Un article du journal Le Monde (com. 14 février 2016) :

Le déclin du rêve américain

Une étude publiée jeudi par le chercheur américain Mark Uh, intitulée « De la propriété à la location : qui sont les perdants du rêve américain ? »,revient sur les effets de la crise sur la propriété aux Etats-Unis. Il en ressort que la part d’Américains qui louent leur maison plutôt que de la posséder est passée de 36,1 % à 41,1 %. Mais cette moyenne masque d’importantes disparités, certains groupes ayant été plus affectés que d’autres. La génération Y, c’est-à-dire les jeunes âgés de 26 à 34 ans, est la plus « touchée », avec 70 % du groupe qui loue plutôt que possède. Les pertes d’emploi, la faible croissance des salaires et le coût des maisons ont pu précariser cette population, estime M. Uh. Mais les hommes, plus touchés que les femmes par la crise dans la construction ou l’industrie, ont été fragilisés et sont plus enclins à louer (44 % contre 38,1 % pour les femmes).

Sur le plan ethnique, bien que les Latinos soient plus riches que les Afro-Américains, la grande récession les a poussés à louer plus massivement. Parmi les villes les plus marquées par ce phénomène figure Las Vegas, où 49,4 % louent leur demeure. Plus surprenant, les ménages aisés ont connu la plus forte progression du taux de croissance de location. Il faut cependant préciser que leur taux de détention de maison est aussi le plus élevé (80 %). L’étude ne s’interroge pas sur les conséquences politiques de cette évolution.

Source : « These 6 Groups are Losing Grip on the American Dream »,Fortune, 11 février 2016

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